3 Questions 3 Réponses : Pierre de Briançon

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- Pouvez-vous présenter votre carrière en quelques lignes ?

Je suis capitaine de vaisseau Pierre de Briançon né le 7 novembre 1968 à Toulon (83). J’entre à l’Ecole Navale en 1989 après une préparation aux concours scientifiques au lycée Janson de Sailly (Paris).

Mon premier poste, de 1992 à 1994, m’amène à occuper la fonction d’officier en troisième puis d’officier en second du patrouilleur « La Railleuse » à Tahiti avec lequel j’effectue de nombreuses missions de souveraineté et de sauvegarde maritime.
La suite de ma carrière est consacrée aux opérations spéciales (1994 à 2005). Nageur de combat et breveté moniteur parachutiste, j’occupe tout type de poste en commando, principalement au Commando Hubert, dont j’assure le commandement jusqu’à l’été 2005. Il prend part, à cette occasion, à de multiples opérations sur différents théâtres : Ex-Yougoslavie, Afrique, Afghanistan, Moyen-Orient, Océan indien…
Admis comme stagiaire à l’Ecole de Guerre espagnole (Madrid) en 2005/06, je suis ensuite affecté à l’Etat-major de la marine, au bureau « Emploi », en tant que chargé d’études relevant de la protection, des opérations spéciales et de l’action de l’Etat en mer.
En juillet 2008, l’appel de la mer m’amène à réembarquer à bord de bâtiments de surfaces. Tout d’abord comme commandant en second du TCD « Foudre », puis comme commandant de la FLF « Guépratte », avec laquelle je participe notamment aux opérations ATALANTA (lutte contre la piraterie) et HARMATTAN(Libye).
Le 20 juillet 2011, je deviens, pour deux ans, chef de cabinet du préfet maritime de la Méditerranée.
Depuis le 8 juillet 2013, j’exerce les responsabilités de commandant du BPC « DIXMUDE ».

- Quel message avez-vous pour nos amis belges au moment des commémorations de la Grande Guerre ?

Dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre et avec le soutien de la mission du Centenaire, la Marine nationale commémore, du 6 au 19 octobre 2014, la bataille de Dixmude qui fut un épisode marquant de la Première Guerre Mondiale par : 1) le caractère majeur de ce conflit dans la campagne des Flandres, dans la guerre de mouvement que cette dernière clôture en empêchant les troupes allemandes de déborder les troupes alliées ; 2) ses aspects interalliés : les fusiliers marins étaient engagés auprès des soldats belges et anglais ; 3) l’engagement rapide, déterminé et farouche des fusiliers-marins dans des combats terrestre d’une âpre dureté, entraînant plus de 3 000 pertes en un mois, soit la moitié des effectifs de la brigade.

- Quelle est la devise du Dixmude ?

« Sacrifiez-vous. Tenez. »
La devise du bâtiment de projection et de commandement (BPC) « Dixmude » est extraite d’un ordre du jour du contre-amiral Ronarc’h, commandant la brigade de fusiliers-marins.

Rappelons le déroulement historique de l’événement, la brigade de 6 000 hommes a reçu l’ordre de partir en urgence sur le front pour endiguer l’offensive Allemande qui menace Dunkerque. Du 9 au 11 octobre, les fusiliers-marins se battent avec acharnement à Melle, puis décrochent vers Dixmude qu’ils atteignent le 15 octobre après une marche épuisante, poursuivis par 50 000 soldats Allemands. Les fusiliers-marins doivent tenir la ville au moins 4 jours, ils se fixeront sur les rives de l’Yser et tiendront 3 semaines.

publié le 20/10/2014

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