Actualités de la Mission de défense [nl]

Inhumation de 9 poilus français

L’Ambassadrice de France en Belgique, Madame Hélène Farnaud-Defromont a présidé le 23 septembre à la nécropole française de Saint-Charles-de-Potyze une cérémonie d’hommage à neuf poilus inconnus français tombés lors de la bataille de l’Yser (octobre 1914) . Les dépouilles des neuf soldats, retrouvées dans la région de Dixmude, rejoignent ainsi leurs camarades français inhumés en cette terre belge qu’ils ont contribué à défendre.

Cette cérémonie s’est tenue en présence de nombreuses personnalités belges, françaises et européennes parmi lesquelles le Commandant militaire de la Flandre occidentale, le Président de la Société belge des membres de la Légion d’Honneur, la Consule générale de France, l’Attaché de défense de l’Ambassade, le Consul honoraire de France à Courtrai et un représentant de l’Ambassade d’Allemagne en Belgique. Une classe du Lycée français Jean Monnet de Bruxelles et une classe de l’école Saint-Joseph d’Ypres participaient à cette cérémonie.

Cette visite a Ypres a permis à l’Ambassadrice de France en Belgique de rencontrer la Bourgmestre de la ville d’Ypres, Madame Emmily Talpe, et d’évoquer les liens qui unissent Français et Belges de part et d’autre de la frontière. Les élèves du Lycée Français Jean Monnet ont visité, aux côtés de l’Ambassadrice de France, le Musée In Flanders Fields qui préserve le lien avec ce passé et promeut un message de paix universel.

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Cérémonie d’hommage à neuf poilus inconnus français tombés lors de la bataille de l’Yser (octobre 1914)
© Ambassade de France en Belgique
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Cérémonie d’hommage à neuf poilus inconnus français tombés lors de la bataille de l’Yser (octobre 1914)
© Ambassade de France en Belgique
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Cérémonie d’hommage à neuf poilus inconnus français tombés lors de la bataille de l’Yser (octobre 1914)
© Ambassade de France en Belgique

Cérémonie du 14 juillet 2021 à Laeken

Le 14 juillet, à l’occasion de la fête nationale, l’Attaché de défense a eu l’honneur de présider la cérémonie de ravivage de la flamme du soldat inconnu à Laeken. Inauguré le 17 juillet 1927 par le roi Albert Ier, le monument abrite la sépulture d’un Poilu, mort pour la France en Flandre-Occidentale lors de la première Guerre Mondiale.

Une flamme provenant directement de l’Arc de Triomphe brûle devant depuis 1949. Cette cérémonie, organisée par l’association de la Flamme du Souvenir du Poilu inconnu de Laeken, fut l’occasion de rendre hommage aux soldats français tombés sur le sol belge pour défendre la liberté de nos deux pays.

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Cérémonie du 14 juillet à Laeken – 2021 © Denis NOE
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Cérémonie du 14 juillet à Laeken – 2021 © Denis NOE
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Cérémonie du 14 juillet à Laeken – 2021 © Denis NOE

Balade des Poilus

Le 15 mai 2021, l’Attaché de Défense s’est rendu à Bouillon dans la province du Luxembourg pour participer à la Balade des Poilus. Un parcours commémoratif d’environ 6km qui retrace la bataille des Frontières les 22 et 23 août 1914 et est dédié aux combattants de la Première Guerre Mondiale. Lors de la marche, les participants étaient accompagnés par des Chasseurs Ardennais en uniforme d’époque et ont pu découvrir le long du parcours des panneaux explicatifs et des œuvres d’art commémorant la Grande Guerre. La commémoration s’est terminée par une courte cérémonie devant le monument dédié au sous-lieutenant Léon Garreta tombé au combat le 23 août 1914.

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La Balade des Poilus – 2021 © : Commune de Bouillon
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La Balade des Poilus – 2021 © : Commune de Bouillon
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La Balade des Poilus – 2021 © : Commune de Bouillon

Cérémonie de Hoogstraten

Le 11 mai 2021 l’Attaché de Défense s’est rendu à Hoogstraten, à la frontière entre la Belgique et les Pays-Bas pour inaugurer un panneau explicatif en hommage au Sergent Fernand Louis Lacroix, pilote français abattu par la Luftwaffe au-dessus de Meer le 11 mai 1940. Après un discours du bourgmestre, l’Attaché de Défense a remis une gerbe sous le panneau relatant les exploits du pilote de 21 ans.

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Le Sergent Lacroix (7ème en partant de la gauche) © : archivess
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Inauguration du panneau en hommage à Fernand-Louis Lacroix – 2021 © : Commune de Hoogstraten

Cérémonie Gembloux

Comme chaque année au mois de mai, les villes belges de Gembloux et de Chastre ont commémoré la bataille de Gembloux. A cette occasion, l’Attaché de Défense s’est rendu sur place pour rendre hommage aux nombreux soldats tombés les 14 et 15 mai 1940 lors de l’offensive de l’armée allemande. Un discours et un dépôt de gerbe ont eu lieu en présence notamment des ambassadeurs du Maroc et du Sénégal et de l’ancien ministre de la Défense belge, André Flahaut.

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Commémorations de la Bataille de Gembloux –2021 © : Commune de Gembloux
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Commémorations de la Bataille de Gembloux –2021 © : Commune de Gembloux

Escorte du groupe aéronaval (GAN) par le Léopold 1er

La frégate Léopold 1er de la Marine belge a rejoint Toulon, mi-février, pour une mission d’escorte du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle. Le Léopold 1er, qui embarque au total 165 marins, s’est intégré aux autres bâtiments de la Task Force 473, qui placée sous le commandement du contre-amiral Marc Aussedat, doit se rendre dans le Golfe persique.

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L’accompagnement par la frégate belge de cette mission « Clémenceau 21 » constitue, mais dans une zone géographique bien différente, une répétition de celle menée l’an dernier. Celle-ci avait toutefois été interrompue à la mi-mars par la contamination de nombreux marins tant à bord du Charles de Gaulle que du Léopold 1er au sein duquel 65% de l’équipage s’étaient avérés être porteurs du virus au retour de la mission.

Pour éviter un scénario similaire cette année, la frégate est partie avec un équipage qui a été placé en isolement pendant deux semaines, jusqu’au 7 février, date à laquelle il a embarqué à bord et a travaillé "en bulles". Selon la Défense, une équipe médicale est prévue à bord du Léopold et des tests kits Covid sont également embarqués. De son côté, l’intégralité de l’équipage du Charles de Gaulle a été vacciné avant le départ.

Le groupe aéronaval (GAN) est composé du Charles de Gaulle et de son groupe aérien embarqué - avions de combat Rafale, appareils de détection radar E-2C Hawkeye et hélicoptères -, de la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, les frégates multi-missions Provence et Auvergne et du bâtiment de commandement et de ravitaillement Var. Il est épaulé par le sous-marin nucléaire d’attaque Rubis et par un avion de patrouille maritime Atlantique 2. S’y ajoutent des bâtiments étrangers, dont, pour le début de la mission, le destroyer américain USS Donald Cook, ainsi que les frégates belge Léopold I et grecque Kanaris.

Le groupe aéronaval évoluera en Méditerranée, en mer Rouge, dans le nord de l’océan Indien et dans le golfe arabo-persique. Il participera à de nombreux exercices notamment de l’OTAN et à l’opération Chammal, le volet français de l’opération Inherent Resolve (OIR). Selon la Défense belge, cette mission représente "une opportunité exceptionnelle" pour un équipage très jeune de s’entraîner dans le cadre du "High End Warfare" (le spectre haut des opérations militaires), au sein d’une task force multinationale. Un marin belge sera détaché comme officier de liaison à bord du porte-avions et un autre travaillera pour l’état-major français. La frégate belge ne participera pas à l’intégralité du déploiement et devrait quitter le GAN au mois d’avril. Elle devrait ensuite s’intégrer pendant 10 jours à l’EMASoH (le volet militaire de l’opération Agenor) avant de rentrer à Den Helder, son port d’attache mi-mai.

A Bruxelles, cet engagement est considéré comme un renforcement du pilier européen au sein de l’OTAN. « Cet engagement permet à la Marine d’élargir ses connaissances nécessaires dans le spectre complet des opérations maritimes et d’accroître ainsi l’interopérabilité avec les partenaires internationaux », explique la Défense. De plus, cette mission est en cohérence avec la note de politique générale de la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, et se déroule dans des zones sur lesquelles est mis l’accent : la Méditerranée et le Moyen-Orient.
A noter qu’il s’agit du troisième accompagnement du GAN par une frégate belge qui ne possède que deux bâtiments de ce type.

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Vers une actualisation des visions stratégiques

En France comme en Belgique, le contexte sécuritaire changeant, les nouvelles menaces et les défis mis en avant par la crise sanitaire ont amené à une réflexion sur les priorités stratégiques à l’horizon 2030 et même 2040, engendrant l’actualisation des visions stratégiques.

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En Belgique

En Belgique ce sont les questions : quelle raison d’être pour les forces armées belges au 21ième siècle ? Quels objectifs stratégiques à l’horizon 2030 et même 2040 ? Qui ont amené la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder, à constituer "un comité stratégique", chargé d’actualiser la Vision stratégique pour la Défense.

La commande de cette nouvelle vision stratégique, seulement quelques années après la précédente (2016), se justifie par le contexte sécuritaire changeant : augmentation de la menace hybride et cyber, changement climatique, crise sanitaire, déplacement de populations, situation politique et sécuritaire qui se dégrade dans plusieurs régions du monde, etc.

Parmi les priorités : le cyber avec la volonté d’arriver, à terme, à la constitution d’une cinquième composante au sein de l’armée (à côté des composantes Terre, Air, Marine et Médicale). L’autre priorité annoncée est le personnel, pour qui une revalorisation salariale vient d’être annoncée.

Selon l’agenda souhaité par la ministre, les experts se réunissent depuis de la deuxième quinzaine de janvier, à raison d’une fois par semaine. Un rapport est attendu pour la fin mai et un débat devrait être organisé au parlement avant l’été. Pour coordonner les travaux de ce comité composé de dix universitaires et spécialistes, la ministre a mandaté le professeur Tanguy Struye de Swielande (UCLouvain) et le colonel Éric Kalajzic (titulaire de la chaire de politique mondiale de l’École royale militaire).

Cette révision de la vision stratégique doit déboucher sur une adaptation de la Loi de Programmation Militaire (LPM). En effet, la précédente version de cette loi prévoyait plus de 9 milliards d’euros d’investissements à l’horizon 2030, dont plus de 7 ont déjà été engagés sous la précédente législature (achat d’avions de combat, de drones, de navires et de véhicules terrestres).

Cependant, en plus des 1,9 milliard restant de la LPM actuelle, le gouvernement De Croo a prévu un montant de 1,5 milliard sous cette législature (jusqu’en 2024) pour les infrastructures. Le budget de l’armée devrait ainsi connaître une croissance significative dans les prochaines années. Le budget 2021 est de 3,7 milliards, soit une hausse de 478 millions par rapport à 2020. L’objectif, selon la trajectoire prévue, est de grimper à 4,7 milliards en 2024.

Côté français

En France, le Président de la République, Emmanuel Macron a annoncé un exercice similaire lors de ses vœux aux Armées à Brest au début du mois de janvier.

C’est la DGRIS (Direction Générale des Relations Internationales et de la Stratégie) qui dépend du ministère des Armées qui a coordonné les travaux et qui a publié mi-janvier une Actualisation Stratégique pour mettre au gout du jour la Revue Stratégique publiée en 2017.

Cette actualisation rappelle tout d’abord les grandes tendances à l’œuvre depuis 2017 et l’accélération de plusieurs d’entre elles : compétition entre grandes puissances, généralisation des stratégies hybrides, enhardissement des puissances régionales, effets de rupture liés aux nouvelles technologies, notamment numériques et spatiales. Elle dresse ensuite le bilan des efforts d’adaptation mis en œuvre, à l’échelon national comme avec les partenaires et alliés, pour faire face aux défis qui se présenteront à l’avenir.

Comme en Belgique, la Loi de Programmation Militaire (LPM) devait être impactée par cette nouvelle actualisation. Cependant, la ministre des Armées, Florence Parly a annoncé qu’après l’actualisation de la vision stratégique, la LPM actuelle, ses ambitions et ses priorités, conservent toute leur pertinence et que le texte ne nécessite pas d’actualisation à l’heure actuelle. Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé que l’effort de remontée en puissance des Armées doit se poursuivre dans le cadre de la LPM et que l’effort budgétaire sera maintenu.

publié le 30/09/2021

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