Frédéric François, Chevalier des Arts et des Lettres [nl]

L’Ambassadeur de France en Belgique, Madame Claude-France Arnould, a remis au cours d’une cérémonie organisée à la Résidence de France, le jeudi 28 septembre 2017, les insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres à Monsieur Frédéric François.

Crédit photo : Ambassade de France

Francesco Barracato, plus connu sous le nom de Frédéric François, est né à Lercara Friddi (Province de Palerme, Sicile) le 3 juin 1950. Sa famille quitte la Sicile deux ans plus tard pour s’installer à Liège. Son père, mineur et passionné de musique, communique à Frédéric sa passion et dépense ses économies à l’acquisition d’instruments de musique et de sonorisation pour son fils.

En 1965, Frédéric François suit des cours de musique au conservatoire de Liège (violon, chant, solfège, déclamation et phonétique). En 1966, il gagne le Microsillon d’argent (concours de chant au Festival de Châtelet) et se produit avec de petits groupes en Belgique et dans le Nord de la France.

En 1966, il sort son premier 45 tours « Petit fille » sous le nom de François Bara. Puis en 1970, il sort son premier disque en France sous le nom de Frédéric François.
Les années 1980 marquent un tournant pour Frédéric François, avec une nouvelle maison de disques, Trema. Cette décennie voit naître des chansons populaires reconnues en France telles que « Mon cœur te dit je t’aime », « Je t’aime à l’italienne », « Une nuit ne suffit pas » ou encore « Est-ce-que tu es seule ce soir ? ».

Les années 1990 signent la fin de la collaboration avec Tréma et la naissance de la maison de disques et propre label de Frédéric François, MBM Records, inaugurée avec l’album « Tzigane » en 1993 et un Olympia en 1994, suivi d’une tournée en Amérique, Suisse, Belgique, et dans les DOM TOM.

En 1996, il chante devant le Pape Jean-Paul II et représente ainsi la France lors d’un « Concerto Natale in Vaticano » au Vatican où il chante pour les enfants du monde.
En 1999, il reçoit les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres de l’Ordre de Léopold II par le ministre belge de la Culture Pierre Hazette.

Les années 2000 sont notamment marquées par l’arrivée d’un nouveau parolier, Fred Zeitoun, avec qui Frédéric François écrit les mélodies de tous ses derniers albums : « Un slow pour s’aimer », « Et si l’on parlait d’amour », « Merci la vie », « Chanteur d’amour », « Amor Latino » et « Les femmes sont la lumière du monde ».

Frédéric François a également travaillé en collaboration avec Michel Jourdan, parolier de Mike Brant ou Julio Iglesias, Jean Michel Beriat, Michaele, parolière de Dalida, Jean Renard, qui a travaillé avec Sylvie Vartan ou a écrit le générique de Dallas.

Au cours de sa carrière, Frédéric François publie plusieurs livres contenant des photos inédites et des documents rares : « Les yeux charbon » (1985), « Ma vie » (2000), « Autobiographie d’un Sicilien » (2005), « Une vie d’amour » (2011) ou encore « C’est mon histoire » (2016).

En 2013, lors du Festival International du Film d’Amour de Mons, le premier ministre belge Elio di Rupo remet à Frédéric François un « Cœur de Cristal » en reconnaissance à une œuvre dont le maître-mot a toujours été l’amour.

En 2017, Frédéric François revient sur la scène de l’Olympia à Paris pour deux soirs exceptionnels ainsi qu’à Forest National à Bruxelles.

Ses ventes de disques sont estimées à près de 15 millions d’exemplaires en France, avec notamment 84 disques d’or, ce qui fait de lui le 3e chanteur belge le plus vendu dans l’histoire de la musique, derrière Salvatore Adamo et Jacques Brel. Frédéric François a vendu au total plus de 35 millions d’albums dans le monde.

Cette décoration met à l’honneur un artiste transfrontalier qui unit les Français et les Belges par des chansons d’amour et des concerts affichant complets depuis près de 44 ans.

Voir aussi sur le site France Belgique Culture

publié le 18/10/2017

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