Tableau de bord de l’attractivité de la France 2014

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Pourquoi éditer un Tableau de bord de l’attractivité ?

- Répondre à un besoin : Mesurer l’attractivité de la France par rapport aux principaux pays européens.

- Appréhender la complexité de l’attractivité d’une économie qui renvoie à un très grand nombre de déterminants.

- Mesurer l’attractivité au travers d’indicateurs économiques quantitatifs en provenance des principales sources statistiques (OCDE, FMI, CNUCED…)

Quelle méthodologie ?

- Sans postuler un système d’agrégation et de pondération des données

- Comparer l’attractivité de la France à 13 pays : l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, les Etats-Unis, la Finlande, l’Irlande, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, l’Autriche et la Suède

- A partir des principaux indicateurs d’attractivité affectant la localisation des investissements étrangers : taille de marché / éducation et capital humain / recherche et innovation / infrastructures …

Points à retenir :

1- Cette cinquième édition du Tableau de bord permet de mieux comprendre la position relative de la France dans un environnement international plus ouvert et plus concurrentiel qu’hier. Elle montre que les atouts structurels de notre pays demeurent des fondamentaux de notre attractivité et que les réformes engagées renforcent la compétitivité de notre l’économie.

2- Contrairement aux classements internationaux qui reposent sur des indices composites de compétitivité et sur des enquêtes d’opinion, qui fournissent souvent une analyse parcellaire et éloignée des réalités observables sur le terrain, le Tableau de bord de l’attractivité de la France propose un diagnostic comparé et une analyse objective des principaux déterminants de l’attractivité de notre pays.

3- Il prend en compte 9 déterminants de l’attractivité économique étudiés (au travers de 117 indicateurs), ceux principalement étudiés par les chefs d’entreprise : La taille et le dynamisme du marché, l’éducation et le capital humain, la recherche et l’innovation, les infrastructures, l’environnement administratif et règlementaire, l’environnement financier, les coûts d’implantation et la fiscalité, la qualité de vie, la croissance durable.

4- Les principaux enseignements :

- Points de force : la taille du marché et son positionnement géographique, le capital humain, l’innovation et l’environnement fiscal favorable aux activités de R&D, Un environnement administratif et réglementaire favorable, efficience du mix énergétique

- Points de faiblesse : le coût du travail, la fiscalité, en particulier.

CONCLUSION : Le Tableau de bord a l’ambition de démontrer que l’attractivité ne peut se réduire à l’examen d’un unique indicateur et doit être appréhendée de manière holiste en intégrant l’ensemble des composantes de l’attractivité d’une économie. Il confirme dans d’autres domaines, la nécessité de regagner du terrain dans un environnement concurrentiel et souligne l’intérêt des réformes en cours, et plus particulièrement le « Pacte pour la croissance, la compétitivité et l’emploi ».

LES 5 GRANDS ATOUTS DE LA FRANCE

Le Tableau de bord de l’attractivité met en avant 5 grands atouts de la France dans la course aux investissements internationaux, le marché et son positionnement géographique, environnement favorable aux activités de R&D, qualité et efficience du mix énergétique.

Hormis ces cinq grands atouts, d’autres avantages sont reconnus au site France la qualité de son système financier, la diversité et la puissance de sa base industrielle, l’efficience et la qualité de la main d’œuvre…

1- TAILLE DU MARCHE ET POSITIONNEMENT GEOGRAPHIQUE

Avec un PIB de 2 737 milliards de dollars à prix courants en 2013, la France est la 5ème économie mondiale après les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne.
La position géographique de la France associée aux infrastructures de transport de qualité et multimodales, en font un « hub » pour accéder aisément à d’autres pays, continents ou zones géographiques, comme l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient.
La France bénéficie également d’une démographie dynamique. C’est avec l’Irlande, le seul pays de l’échantillon à dépasser les deux enfants par femme.

2- DES RESSOURCES HUMAINES HAUTEMENT QUALIFIEES ET PRODUCTIVES

Consacrant un peu plus de 6 % du PIB aux dépenses d’éducation , la France fait partie des pays qui investissent de manière intensive dans leur système éducatif. Tous niveaux d’enseignement confondus - du primaire au supérieur -, la France dépense en moyenne 10 454 dollars par élève / étudiant, un niveau proche du Royaume-Uni (10 412 $), mais moins que l’Allemagne (10 904 $).
La France affiche une forte productivité du travail, que celle-ci soit mesurée par personne employée ou par heure travaillée : 6ème économie mondiale en termes de productivité horaire du travail.
En outre, la France a réussi à maintenir depuis 2007 sa compétitivité coût. A ce titre, le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) entré en vigueur le 1er janvier 2013 permet d’alléger le coût du travail. L’INSEE constate une baisse de l’indice du coût du travail au premier trimestre 2013 et estime que sur l’ensemble des secteurs marchands non agricoles, l’indice du coût du travail (salaires et charges) est inférieur de 1,8 % au niveau qu’il aurait atteint sans le CICE.

3- UN PAYS D’INNOVATION

La France arrive au 6ème rang mondial pour les dépenses de R&D, avec 55 milliards de dollars, derrière les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne et la Corée. Quatre branches de recherche représentent plus de la moitié de la R&D exécutée par les entreprises en France : l’industrie automobile, l’industrie pharmaceutique, la fabrication d’équipements radio, télé et communication, et la construction aéronautique.
Parmi les 14 pays étudiés par le Tableau de bord, la France arrive 4ème, après la Finlande, la Suède et l’Autriche, en 2012 par le nombre de professionnels de la R&D pour 1 000 actifs. Au total, plus de 35% des emplois dans l’Hexagone sont des postes scientifiques ou technologiques demandant un haut niveau de qualification.

De plus, la fiscalité française des dépenses de R&D est la plus avantageuse au monde, grâce au Crédit d’impôt recherche (CIR). L’année dernière, plus de 14 000 entreprises ont économisé au total 4,2 milliards d’euros au titre du CIR.

4- UN ENVIRONNEMENT ADMINISTRATIF ET REGLEMENTAIRE FAVORABLE

La France simplifie la vie des entrepreneurs. En 2013, il ne faut plus que 6,5 jours pour créer une entreprise en France, contre 12 au Royaume-Uni et 14,5 en Allemagne. Sur les 14 pays couverts par le Tableau de bord, seuls les Etats-Unis (5), la Belgique (4) et les Pays-Bas (4) permettent un lancement plus rapide.

Si, d’après les travaux de l’OCDE, les barrières à l’entreprenariat sont légèrement plus importantes en France que dans les pays anglo-saxons, ces barrières concernent principalement les professions réglementées, telles que celles de pharmaciens ou de taxis.

Un des grands atouts de la France tient aux coûts d’implantation très avantageux qu’elle offre aux entreprises étrangères. Selon l’étude Competitive Alternatives publiée par KPMG en 2014, les coûts totaux des entreprises sont inférieurs de 2,6% en France à ceux des Etats-Unis.

5- QUALITE ET EFFICIENCE DU MIX ENERGETIQUE

Les prix de l’électricité sont particulièrement attractifs pour les entreprises installées en France. Ils comptent parmi les plus compétitifs d’Europe, en raison d’une bonne maîtrise de la production et du réseau. La variabilité du prix de l’électricité en France reste faible.

Avec moins d’une interruption par consommateur par an, la France dispose d’un réseau électrique performant et fiable.

LES DOMAINES D’EXCELLENCE DE LA FRANCE

Le Tableau de bord de l’attractivité de la France met en relief les excellents résultats de la France en termes d’IDE. Voici la synthèse des classements des 14 pays étudiés :

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CE QUE LES INVESTISSEURS INTERNATIONAUX DISENT DE LA FRANCE

La France est une destination attractive en Europe, selon la plupart des chefs d’entreprises internationales interrogés par TNS-Sofres à la demande de l’AFII en 2014 (panel interrogé : plus de 700 décideurs aux Etats-Unis, Allemagne, Grande Bretagne, Brésil, Inde, Chine, Russie).

La perception des atouts et point faibles de la France reste d’une remarquable stabilité chez les décideurs étrangers. Les grands atouts de la France, selon les chefs d’entreprises internationales, sont : ses infrastructures de communication (88%), ses infrastructures de transport (87%), son tissu industriel (81%) formation et la qualification de sa main d’œuvre (80%), la taille de son marché (79, sa politique en matière d’innovation et de R&D (75%).

L’attractivité de la France pour les investissements de R&D se confirme. La France est jugée particulièrement attractive sur les dimensions liées au capital humain : qualité des personnels de R&D et collaboration avec la recherche académiques recueillent ¾ d’opinions favorables parmi les décideurs étrangers. Le Crédit impôt recherche et les pôles de compétitivité demeurent a priori de réels leviers d’implantation.

Plus de 80%des décideurs interrogés jugent positivement les principales réformes engagées (mesures prises en faveur de l’innovation, l’allègement du coût du travail (CICE), mesures mises en place pour attirer de nouveaux, mesures prises pour améliorer la flexibilité du travail, allègement de la fiscalité des entreprises) considérant qu’elles ont impact positif sur l’attractivité du pays.

« La France est un marché à fort potentiel pour Infosys, et nous allons continuer nos efforts en matière d’investissement. »
ERIC LAFFARGUE, Infosys LTD.

« La France est sans conteste la meilleure option en Europe. [La France] a de nombreux centres de recherche et d’innovation dans les domaines de la médecine et de la santé »
PIERRE BASMAJI, Innovatec’s

« Il y a une association unique en France d’un système universitaire excellent et de centres de recherche. »
MARIE-CHRISTINE SAWLEY, Intel

« Si nous voulons réellement créer des produits industriels leaders, avoir un laboratoire en France est une obligation »
JASON JIA, Omey

« Notre expérience du marché français a été très positive. Il offre un réel potentiel, 2e marché le plus important d’Europe avec 65 millions d’habitants »
JEFF LORBERBAUM, Mohawk

« La France est un marché extrêmement important à la fois au niveau européen mais aussi au niveau mondial. L’environnement et les politiques d’investissement de la France sont également un avantage unique. Les employés français sont très dynamiques »
LI DONGSHENG, TCL

« La France est un énorme marché avec une multitude d’opportunités. C’est un pays parfaitement localisé géographiquement. Ici, nous avons trouvé des gens exceptionnels avec des formations performantes et un niveau de compétences remarquables. De plus, les infrastructures françaises sont parmis les meilleurs en Europe ».
Olivier Chapelle – CEO Recticel

« Ce qui est remarquable avec les français, c’est leur capacité à intellectualiser et à générer des concepts, mais aussi la manière dont la production de produits de première qualité est gérée. La France propose un haut niveau d’expertise et nous voulons insuffler cet esprit dans nos produits ».
Carole Favart – General Manager of Toyota Motors Europe

« En France, les employés sont hautement qualifiés. Notre secteur de R&D implanté ici est le plus performant que nous ayons pu mettre en place, bien aidé aussi par la qualité des infrastructures dont nous disposons »
Masayuki Adachi - General Manager de la division R&D de Horiba

UNE ECONOMIE FRANÇAISE OUVERTE A L’INVESTISSEMENT INTERNATIONAL

Plus de trente mille entreprises françaises ont une implantation à l’étranger et vingt mille sociétés étrangères ont investi en France dans des activités créatrices d’emploi. Les enjeux économiques de l’accueil de ces investissements internationalement mobiles sont élevés.

En 2013, la France a été le 2ème pays d’accueil en Europe des investissements étrangers créateurs d’emplois (source Observatoire AFII). Elle a été à la première place en Europe par le nombre de projets d’investissement étrangers créateurs d’emploi dans l’industrie et la logistique (EY, 2014).

Il convient d’indiquer que le classement de la CNUCED, qui compare les flux d’investissement directs étrangers (IDE) dans le monde, a relevé une chute de 77% des flux d’IDE vers la France en 2013. Cette baisse contraste avec les données de la Banque de France, qui font état d’une légère progression de 3%, les flux d’IDE entrants en France passant de 12,3 Mds€ en 2012 à 12,7 Mds€ en 2013.

Une économie française ouverte aux capitaux étrangers

La France est au 4ème rang mondial pour le stock IDE (CNUCED 2014), derrière les Etats-Unis, la Chine, et le Royaume-Uni. Par rapport à la richesse nationale, la France accueille plus d’investissements étrangers que l’Allemagne ou l’Italie.

Stock d’investissements étrangers, rapporté au PIB de chaque pays (CNUCED, 2013) :

• Royaume-Uni : 63 %

• Espagne : 53%

• France : 39 %

• Etats-Unis : 29 %

• Allemagne : 23 %

• Italie : 19 %

• Japon : 3 %

46,7 % de la capitalisation boursière des entreprises du CAC 40 sont détenus par des non-résidents (Banque de France, 2014) ;

Une contribution importante à l’économie française

Selon l’INSEE, les filiales de groupes étrangers :

emploient près du quart de l’effectif salarié du secteur de l’industrie en France ;

• contribuent à hauteur de 30% au chiffre d’affaires de l’industrie française ;

• assurent 38% des exportations de l’industrie manufacturière ;

• réalisent 31% de l’investissement corporel de l’industrie française ;

• assurent 28% des dépenses de R&D totales des entreprises en France (MESR-SIES, 2012).

Parmi les 500 premières entreprises mondiales, 31 entreprises sont françaises, 28 allemandes et 27 britanniques (Global Fortune 500, 2014).

Un tiers des 217 plus grandes entreprises françaises et 28% des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France sont d’origine étrangère (INSEE, 2012).

Une dynamique à l’avantage de tous les territoires avec une forte polarisation territoriale

Toutes les régions françaises ont accueilli des investissements étrangers dans les dernières années. Pour autant, l’Ile-de-France concentre 49% des filiales et 53% de l’emploi lié aux implantations étrangères (INSEE). L’Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes Côte d’Azur, Midi-Pyrénées, Nord-Pas de Calais et l’Alsace ont accueilli ensemble les deux tiers des investissements physiques étrangers recensés en 2013 (AFII, 2014).

Pour plus d’informations :

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publié le 03/06/2015

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